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Agir pour la PlanèteLe blog d'idées et d'échanges du Mastère Spécialisé en Gestion du Développement Durable et du Changement Climatique (MS GDDCC) de Toulouse |
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July 02 PLANET ACTION : DES ACTIONS LOCALES CONTRE L'INERTIE DES SYSTEMESL’enjeu central de l’adaptation est de réduire les décalages temporels entre l’identification des impacts du changement climatique, le développement de stratégies efficaces et leur mise en œuvre… car l’inertie du système climatique est inséparable de celle des systèmes socio-économiques : il importe de réduire nos émissions avant de souffrir des impacts du changement. En soutenant des actions locales d’adaptation au changement climatique, Planet Action impulse de nouvelles dynamiques qui ne concernent pas que les aspects matériels (reforestation, etc.), mais aussi les structures sociales (éducation à l’Environnement, pratiques agricoles, etc.), en somme le rapport de l’homme au milieu. Les images satellites fournies par Planet Action permettent de mesurer les impacts locaux du changement climatique, point de départ de mesures d’adaptation. Elles constituent par exemple un outil efficace pour suivre sur le temps long l’évolution du couvert forestier. En fonction de la résolution, on estime avec plus ou moins de précision la densité forestière : évaluation de la biomasse, des dégâts d’intempéries (tempêtes, incendies, etc.), suivi des plantations, etc. Ce premier diagnostic territorial est un préalable indispensable au lancement de mesures d’atténuation : les images satellites constituent un levier d’action locale pour répondre aux incidences sur le système climatique global : identification des zones à reforester, mécanismes REDD, conservation de la biodiversité, etc. Au Bénin par exemple, la déforestation est principalement due aux défrichements causés par l’agriculture sur brûlis. Planet Action soutient le CENATEL (Centre National de Télédétection du Bénin) qui s’est engagé à actualiser les informations géographiques pour localiser, caractériser et évaluer l'emprise actuelle des espaces boisés, quantifier leur évolution, sensibiliser les populations sur la nécessité d'une gestion durable des ressources forestières. Le projet prévoit pour 2010 la délimitation des espaces boisés remarquables, avec, à l’horizon 2014, l’élaboration d'un nouveau mode d'occupation des sols à partir de nouvelles images satellites, ainsi que l’évaluation du recul des espaces boisés. Ce genre de programme préserve tous les services rendus par la forêt : écosystémiques, sociaux et économiques. Les images satellites fournies par Planet Action représentent un levier d'action certain contre les inerties des systèmes climatiques aocio-économiques. Géraldine, promo 2009, en stage chez Spot Image PROJET VELOROUTE DANS LA CREUSE Céline effectue son stage au Conseil Général de la Creuse, autour de la mise en oeuvre d'un projet Véloroute.
De quoi s’agit-il ?
Une « Véloroute » est un itinéraire pour cyclistes de moyenne et longue distance, d’intérêt départemental, régional, national ou européen, reliant les régions entre elles et traversant les agglomérations dans de bonnes conditions. Cet itinéraire peut emprunter différents types de voies : des routes à faible trafic, des pistes cyclables ou des voies vertes (aménagements en site propre interdits aux véhicules motorisés).
Cet itinéraire cyclable doit par ailleurs être agrémenté d’un certain nombre de services destinés aux usagers : hébergement, restauration, transport, sites touristiques, information, réparation / location vélo, aires d’arrêt…
La Véloroute, un outil de développement durable des territoires
Ce type d’aménagement s’inscrit pleinement dans le triptyque des enjeux du développement durable dans la mesure où il s’agit :
Ä d’un mode de circulation douce,
Ä d’une forme de tourisme doux,
Ä d’un outil de revitalisation des zones rurales,
Ä d’un outil de valorisation patrimoniale,
Ä d’un support pour le développement d’activités éducatives,
Ä d’un instrument de santé publique,
Ä d’un support favorisant les échanges culturels,
Ä d’un exemple de projet renforçant les synergies inter-régionales.
Ma mission : la mise en œuvre du Schéma Régional Véloroutes Voies Vertes du Limousin en Creuse
Validé en mars 2005 par la Mission Nationale Interministérielle Véloroutes Voies Vertes, le Schéma Régional VVV du Limousin doit être décliné et mis en œuvre au niveau de chaque département.
Le département de la Creuse s’est donc lancé activement dans la réalisation du premier des deux itinéraires qui le concernent. Ce premier itinéraire totalise 80 km de routes à faible trafic de Crozant à Saint-Martin-Sainte-Catherine.
La mise en œuvre de cet itinéraire ouest creusois constitue la mission centrale de mon stage. Les tâches qui m’ont été confiées sont les suivantes :
- définition des conditions d’aménagement de l’itinéraire,
- mise en réseau et promotion de l’itinéraire,
- articulation avec les tracés périphériques,
- coordination de l’activité des différents services et partenaires institutionnels impliqués dans le projet.
Une expérience très enrichissante et extrêmement formatrice qui pose les premières pierres de mon projet professionnel !
Céline, promo 2009, en stage au Conseil Général de la Creuse
June 02 LES ENJEUX ECONOMIQUES DU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE. Conférence de Luc Rouge, 13 mai 2009.On observe aujourd’hui un consensus de la communauté internationale pour admettre que le réchauffement climatique actuel est principalement du aux activités humaines par émission de GES (dont 77% par gaz carbonique – combustion énergie fossile et déforestation). Si les impacts sociétaux et environnementaux sont souvent mis en relief, on évoque peu les enjeux économiques, pourtant fondamentaux. Aussi, Luc Rouge, professeur – chercheur au Pôle Economie Finance du Groupe ESC Toulouse, lors de sa conférence du 13 mai 2009, a replacé l’économie au cœur du débat, en s’appuyant principalement sur le 4ième rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) et sur le rapport Stern, qui apportent des éléments de réponse sur une évaluation globale des coûts économiques, des risques et nous éclairent sur les incertitudes dans cette lutte politico-économique contre le réchauffement climatique. On retiendra l’importance de ce rapport Stern, premier du genre, plutôt alarmiste, qui démontre que le réchauffement climatique pourrait entraîner la pire récession mondiale dont le coût global s’élèverait à 5500 milliards d’Euros d’ici à 2050 si aucune action d’ordre planétaire n’était envisagée. Il préconise que l’humanité entière dépense dès aujourd’hui 1% du PIB mondial dans des politiques visant à réduire les émissions de CO2. Si cette première vision économique a été saluée et qu’elle souligne l’impérieuse nécessité d’une coordination des actions politiques au niveau international (fixation prix du carbone, politiques technologiques..), elle démontre aussi les limites de l’évaluation économique du changement climatique. Il faudrait en effet tenir compte du principe d’incertitude, c’est-à-dire de la difficulté à combiner les sciences du climat et leurs impacts, à la multitude de scénarios de développement socio-économique possibles. Ainsi, la prise de décision exige de travailler dans un contexte d’incertitude et d’intégrer la notion de risques. Il est donc compréhensible que l’on trouve encore peu d’évaluation économique et que celles dont on dispose restent encore approximatives. Une chose est sûre, les impacts appréhendés du changement climatique sont nombreux, planétaires et touchent à la fois l’environnement, la société et l’économie. Leur ampleur et leur coût augmenteront vraisemblablement avec le temps si aucune action collective internationale n’est menée pour encourager une réponse efficace et équitable à cette problématique cruciale. Adeline Cauchy. May 29 THE GREEN BELT MOVEMENTStocker du carbone tout en préservant la biodiversité : le projet remarquable du Green Belt Movement soutenu par Planet Action. Au début du XXe siècle, la couverture forestière du Kenya avoisinait les 30% … A l’heure où la gestion durable des forêts s’impose comme un levier d’action pour atténuer le changement climatique, cette proportion est tombée à 2% : les forêts indigènes kenyanes ont été détruites au profit d’espèces à croissance rapide génératrices de revenus pour le pays.La séquestration du carbone constitue une fonction forestière majeure en vue d’atténuer le changement climatique : le Green Belt Movement, mené par Wangari Maathai, prix Nobel de la Paix 2004 et figure emblématique de la lutte écologiste en Afrique, a planté 30 millions d’arbres au Kenya depuis sa création en 1977. Le bénéfice global de ce genre d’initiative locale n’est plus à démontrer : les forêts représentent 80% des échanges annuels de CO2 entre la terre et l’atmosphère, constituant un élément majeur dans le cycle mondial du carbone. La déforestation tropicale représente 17,4% des émissions globales de gaz à effet de serre, et environ 28% des émissions globales de CO2, soit une proportion plus importante que le secteur des transports… Sans compter que l’utilisation de combustibles fossiles délivre annuellement dans l’atmosphère plus de 5,5 milliards de tonnes de carbone ; il faudrait environ 200 millions d’ha (soit 4 fois la superficie de la France) pour stocker 1 milliard de tonnes de carbone, alors que le rythme de plantation dans la zone tropicale est de 2 millions d’ha/an. Si les mesures de reforestation sont un outil d’atténuation incontournable, elles présentent une limite de taille : la grande majorité des projets de replantation utilisent une espèce unique à croissance rapide comme l’acacia, l’eucalyptus, l’acajou, le teck, etc., qui fixent mieux le carbone que les espèces endémiques, privilégiant ainsi la fonction de piégeage du carbone aux dépens de la biodiversité. Or, les forêts tropicales abritent 50 à 90% de la biodiversité mondiale et renferment une diversité spécifique terrestre sans commune mesure avec ce que l’on peut observer ailleurs dans le monde (sur les 34 hotspot mondiaux, c'est-à-dire les régions abritant moins de 1500 espèces, 8 se trouvent en Afrique) : l’action du Green Belt Movement a ceci de remarquable que les replantations sur les zones dégradées sont effectuées avec des espèces indigènes. Le projet de reforestation kényan soutenu par Planet Action est doublement exemplaire, preuve sur le terrain que l’on peut stocker du carbone sans pour autant compromettre les espèces endémiques, répondre à des enjeux locaux en vue d’un bénéfice global. Géraldine, promo 2009, en stage chez SPOT IMAGEMay 20 PLANET ACTION DAYSi l’enjeu du changement climatique est global, les solutions d’adaptation et d’atténuation relèvent de l’action locale ; dans cette perspective, l’initiative Planet Action adopte un positionnement inédit en fédérant plusieurs acteurs de l’information géographique dans le monde autour d’un même objectif : fournir gratuitement des images satellites, des logiciels SIG et des expertises à des projets locaux engagés dans des actions contre le changement climatique. Le 09 juin 2009, Planet Action fêtera ses deux ans d’existence… L’occasion de montrer la nécessité d’actions concrètes et locales, de comprendre le rôle clé des technologies utilisées par les différents partenaires dans les stratégies locales d’adaptation, de conservation des ressources forestières et de la biodiversité, et de faire connaître des initiatives remarquables conformément à deux missions : - Renforcer les capacités technologiques et les connaissances pour la réalisation des projets et des actions sur le terrain.- Sensibiliser un large public sur les actions engagées, les résultats obtenus, les apports de l’imagerie satellite et des SIG, le rôle des ONGs locales et des experts dans les stratégies d’adaptation au changement climatique. Cette journée d’échanges sera clôturée par une table ronde avec Stéphane Hallegatte, économiste et ingénieur climatologue à Météo France mais également intervenant du Mastère, autour des thèmes de l’inertie du système climatique, de l’analyse des impacts, des stratégies territoriales d’adaptation et des liens entre technologies géospatiales et projets locaux dans la lutte contre le Changement Climatique. Pour plus d’informations sur cette journée, merci de contacter Isabelle Ortega : isabelle.ortega@ext.spotimage.fr. Géraldine, promo 2009, en stage chez Spot Image |
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