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Agir pour la Planète

Le blog d'idées et d'échanges du Mastère Spécialisé en Gestion du Développement Durable et du Changement Climatique (MS GDDCC) de Toulouse

MS GDDCC

Occupation
Location
Mastère Spécialisé en Gestion du Développement Durable et du Changement Climatique (MS GDDCC)

- de l'ESC Toulouse

- en co-accréditation avec l'Ecole Nationale de Météorologie (ENM) et l'Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT)

- en partenariat avec Panathénées Stratégie Management
December 05

ASSISES DU DEVELOPPEMENT DURABLE EN ARIEGE

Les premières assises de l'urbanisme durable de l'Ariège se sont tenues ce 28/11/08 à Foix sous la présidence d'Augustin Bonrepaux, Président du conseil général de l'Ariège. 

Cette première édition fut riche par la qualité de ses intervenants, le dialogue instauré avec le large public et la nature des pistes d'amélioration étudiées.

Cet article présente un focus sur les échanges relatifs à la problématique Nationale de l'étalement urbain. 

Monsieur Augustin BONREPAUX a introduit la journée en rappelant le contexte local : une augmentation rapide de la démographie, principalement liée à l'arrivée en Ariège de populations extérieures au département, de retraités, de foyers travaillant au sein de l'agglomération Toulousaine. Ces nouveaux venus souhaitent s'implanter au delà des villes, ce qui génère des surcoûts pour la communauté et un impact sur l'environnement (pollutions, dégradation du paysage). L'enjeu pour le département est de trouver un équilibre entre développement économique, gestion de l'espace, environnement et qualité de la vie, tout en restant rigoureux dans la gestion de la dépense publique.

Monsieur Thierry REPENTIN, Sénateur, a développé la question de "l'art de la ville" ou  : quel projet souhaitons nous construire pour la ville du XXIème siècle? Il a rappelé le cadre actuel de la vie dans la cité : diminution du pouvoir d'achat, évolution du climat, augmentation du coût du logement. Les outils préconisés sont les outils législatifs tels que le Programme Local de l'Habitat, les PLU, l'aide à la rénovation de l'habitât existant... Là aussi la dimension de l'intercommunalité est rappelée, avec comme vecteur principal la mise au point de SCOT. Pour Monsieur Repentin,  "l'intercommunalité sera le lieu de gouvernance du territoire. C'est là que se joue l'urbanisme de demain". 

Monsieur Philippe GRAMMONT, Directeur régional adjoint de l'Equipement Midi-Pyrénées a, pour sa part, présenté un focus sur la "Métropolisation" de Toulouse. L'extension de l'activité et de l'agglomération le long des principaux axes sortants de la ville, résultants d'une augmentation de la démographie, implique une concurrence de l'usage des sols (habitations, cultures, espaces naturels). Il a indiqué les différents scénarios d'évolution étudiés et s'attache à retenir celui de la solidarité à l'échelle régionale dit ; "Un pour tous, tous pour un".

Monsieur Louis CANIZARES, Président de l'Office Professionnel de Qualification des Urbanistes a apporté son éclairage sur la problématique des étalements urbains, et son corollaire, le renouvellement urbain.

Il rappelle les défis que nous avons à gérer : l'explosion de la mobilité, le respect de l'environnement, les nouveaux modes d'habiter.

"Poil à gratter" de ces assises, ses deux conclusions se veulent alarmantes : Nous n'avons pas su passer d'un urbanisme du droit des sols à un urbanisme de projet! La réflexion est réelle, mais c'est aujourd'hui de moyens financiers dont nous devons disposer pour passer à l'action! 

Madame Anne PERE, Présidente de l'Association des Professionnels de l'Urbanisme de Midi-Pyrénées a rappelé que l'organisation spatiale de la ville est liée à l'organisation spatiale agricole, qui est souvent valeur d'ajustement. Elle insiste à son tour sur l'importance stratégique des outils tels que Plan de Déplacement Urbain et SCOP. Ses enseignements : il faut réfléchir aujourd'hui au remplacement de la voiture car nous sommes déjà en situation de crise énergétique. L'évolution des "modes de faire" implique de l'innovation et une mobilisation à toutes les échelles; étatique, régionale et locale.

Monsieur Roger SICRE, vice président du Conseil Régional Général de l'Ariège a développé l'exemple concret du SCOP du Val d'Ariège. Il note l'importance pour un SCOP d'être initié à l'échelle d'un bassin de vie, au delà de la notion de limites et intérêts communaux.

Monsieur Guy TAIEB, Consultant expert sur l'habitat, économiste, Directeur de l'agence Guy Taïeb Consultant, a dressé un bilan de l'évolution de l'immobilier à l'échelle nationale. Il a notamment traité de l'impact social de l'étalement urbain et de ses multiples conséquences : La hausse de l'immobilier ne permet pas de libérer facilement les HLM occupés, la rénovation de ces logements est ainsi laissée pour compte. En parallèle, le marché immobilier force les plus pauvres à s'éloigner de la ville. C'est également loin de la ville que rejailli la problématique de l'inflation du coût des transports, et celle, conjointe,  de la chute récente du prix de l'immobilier.La particularité de l'Ariège dans ce contexte est un revenu moyen faible par habitant comparé aux moyennes nationales. Cet aspect doit être pris en compte dans les choix de déploiement des nouveaux logements dans le département.Rappelons qu'investissement optimisé peut quand même rimer avec qualité de vie. A titre d'illustration, en zone pavillonnaire, le nombre moyen de foyers à l'hectare en France est de 7, alors qu'elle est de 110 en Hollande!

Madame Frédérique MASSAT, député de l'Ariège est venue apporter une vision locale de la problématique : Valoriser les espaces et identifier les enjeux.

Elle a mis en exergue quatre enjeux majeurs que sont :

- Limiter l'extension péri urbaine

- Préserver les terres agricoles et leur exploitation

- Économiser et rationaliser les réseaux et les déplacements

- favoriser le patrimoine et l'architecture existante. 

Monsieur Claude JANIN, Ingénieur chercheur à l'institut de géographie Alpine a rappelé les différents rôles de l'agriculture et les a mis en corrélation avec les comportements émergeants des nouveaux ruraux. Il pose les questions clés de lecture de l'agriculture et du développement durable :

- L'agriculture fait elle partie du bien commun?

- Quelle importance ont les composantes agricoles pour les acteurs (collectivités, nouveaux ruraux...)?

- Qu'attend on de l'agriculture dans le territoire (Produits, empreinte, paysage, acceuil)?

Finalement Messieurs Jean Francois DESBOUIS, DDEA de l'Ariège et Monsieur Hervé DURIFF, DDAF de l'Hérault ont présentés l'exemple de la charte de l'Hérault. Cette charte vise à améliorer la cohabitation entre les mondes ruraux et néo ruraux. C'est par la concertation et le travail de groupe que des dispositions pratiques sont mises en oeuvre et permettent de parcourir les premiers mètres de ce long chemin.

Laurent, Promo 2009

December 04

Quid du film "Nos enfants nous accuseront"?

   
Nos enfants nous accuseront...
par Alchimie33

            Le 5 décembre est sorti en salle le film « Nos enfants nous accuseront » du réalisateur Jean-Paul Jaud. Après avoir  contracté un cancer du colon dû aux substances toxiques présentes dans notre alimentation, il décida de réaliser ce film, pamphlet contre l’agriculture traditionnelle et pour une agriculture biologique.

Pourtant, le film connut un accueil plutôt froid de la critique qui lui reproche son côté moralisateur et culpabilisateur.  Pour preuve, à  Toulouse, le cinéma Utopia où l’on aurait pu espérer voir diffusé le film, n’a pas souhaité le mettre dans sa programmation (pour plus d’explications voir le lien : http://www.cinemas-utopia.org/U-blog/toulouse/index.php?post/2008/11/18/Nos-spectateurs-nous-accuseront .)

Mais, si à l’origine seules 25 salles projetaient le film, ce sont  désormais  41 endroits en France qui l’ont inscrit dans leur programmation. Est-ce du au soutien du public ? Alors qu’en penser ? Pour ceux souhaitant se forger leur propre opinion, vous trouverez ci-dessous la liste des salles projetant le film (http://www.allocine.fr/seance/filmcp_gen_cprojection=144419&codepostal=null.html).

Malheureusement les Toulousains vont devoir faire quelques kilomètres…

Pour plus d’infos : http://www.nosenfantsnousaccuseront-lefilm.com/

 Alexandra Salon et Clémence Tisserand, promo 2009.


L'ECO CONCEPTION ET SES LIMITES

En ce Lundi un peu grisé, Jan Jonker a décidé de nous faire réfléchir sur une cuillère à café en bois. En partant de cet objet somme toute banal, il a fallu retracer son cycle de vie en répertoriant toutes les étapes, de sa conception à sa réutilisation en passant par l'utlisation. De ce cas concret et simple se sont dégagés une mutltitude de questions sur les limites de l' éco-conception, et trois stratégies de raisonnement pour la prise en compte des acteurs (ou parties prenantes en terme RSE) de l'existence de l'objet.

La première stratégie est de mettre l'entreprise productrice de l'objet au centre des échanges entre les fournisseurs, les clients, les institutions....etc, et de supposer qu'elle maîtrise ses exigences envers eux pour minimiser l'impact social et environnemental de cette fabrication. La seconde dîte en « réseau » suppose que tous les acteurs peuvent s'influencer interagir entre eux, le pouvoir de décision étant ici partagé. Enfin la troisième dîte par « stratifications » va plus loin dans la définition des acteurs en quantifiant sous forme de tableau les interventions de chacun dans les étapes de vie de l'objet.

Chaque mode de raisonnement a ses avantages, ses inconvénients mais surtout ses limites car avant de définir les interactions de chaque acteur, il faut fixer un cadre qui reste aujourd'hui un choix libre et qui par conséquent ne pourra jamais prendre en compte toutes les interactions indirectes au cycle vie de l'objet. Une fois cette pondération évaluée, l'éco-conception n'en est pas moins une contribution intelligente et non négligeable par ses bénéfices, au dévelopement durable.


Thomas, Promo 2009

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE REGIONAL: DE LA CONNAISSANCE A L'ACTION

Dans le cadre du réseau "Terre Vivante et Espace" était  organisé le 19 Novembre 2008 un colloque sur le thème Le changement climatique régional : de la connaissance à l'action. A cet effet, un programme en trois temps était proposé au centre International de Conférences de l’ Ecole Nationale de Météorologie( ENM)  :

-          Trois présentations introductives sur le changement climatique à l'échelle régionale et sur les décisions économiques  liées assurées par des chercheurs de l’ENM et  Toulouse School of Economics.

-          Trois présentations relatives à l'impact du changement climatique sur des politiques menées dans des domaines particuliers : l'eau, l'agroforesterie et l'aéronautique.

-          Une table ronde rassemblant différents acteurs régionaux (politiques, décideurs et aménageurs) afin d'élargir la question de l'adaptation et de la mitigation du changement climatique à d'autres acteurs.


Suite aux prestations de la journée,  force est de constater que la prise en compte pratique des conséquences du changement climatique revêt une importance très inégale en fonction des acteurs représentés. Si l’ONF commence à intégrer ces paramètres dans ses plans d’aménagement, le changement climatique commence à peine à être pris en compte par les agences de l’eau, voire reste complètement ignorées certains acteurs  privés (ODIT France, Airbus).

La palme de la prestation la plus étrange de la journée  revenant sans contexte à l’avionneur dont la prestation s’est bornée à une promotion des actions  réalisées dans le cadre de la mise en place  de la norme ISO 14000 sur plusieurs de ses sites. En se posant a priori comme victime expiatoire et en n’abordant pas les questions centrales (telle la problématique du prix plancher et des quotas), la grande entreprise a malheureusement éviter que ne s’engage le débat sur  les possibilités de réductions des émissions au sein du secteur aéronautique. On n’attendait pas de réponses miracles de la part d’Airbus sur ce sujet sensible, mais la mise à plat des problèmes rencontrées par une filière, fortement génératrice de richesses, mais ayant  par essence un impact climatique.


Ludovic, Promo 2009

December 03

RENCONTRE AVEC ELIA CONTE, CHARGEE DE PROJET EN DEVELOPPEMENT DURABLE, AGENCE TAOMA


Conseillère en développement durable spécialisée dans le montage de projets européens  et en écotourisme, Elia Conte est venue partager son expérience avec l’ensemble de notre promotion.

Après avoir effectué un cursus juridique suivi d’une spécialisation en droit de l’environnement, cette jeune femme a décidé de revoir ses objectifs professionnels. Passionnées par les mammifères marins, elle a décidé de se tourner vers la préservation de la biodiversité. Son expérience s’est alors forgée de fil en aiguille, de stages en projet éco volontaire.

En prenant support de sa mission auprès du Pays Marennes d’Oléron pour le montage d’un projet concernant le Fond Européen de la Pêche (FEP), Elia Conte nous a  exposé sa méthodologie pour réussir à faire travailler en commun l’ensemble des acteurs concernés, aussi divers et opposés qu’ils soient. Rencontrer les acteurs, être sur le terrain, savoir écouter sont quelques conseils qu’elle a pu nous donner dans ce genre de situation.

Le second sujet de la rencontre porta sur le projet  d’écotourisme « Whale Watching » mené par l’association Megaptera aux Comores.  L’écotourisme est l’exemple même d’une démarche de développement durable. Il s’agit de valoriser des ressources naturelles par le tourisme, ce qui assure non seulement leur protection  mais également des retombées économiques pour les populations locales tout en favorisant les rencontres culturelles.  Elia Conte participa à la valorisation touristique des baleines  des Comores par des systèmes d’observation. Des habitants locaux ont été formés à cette activité et peuvent accompagner les touristes en mer, à la rencontre de ces mammifères. Réconcilier les habitants des Comores avec les baleines n’a pas toujours été simple car les croyances et les mythes empêchaient les autochtones de s’en approcher. « Savoir s’adapter aux spécificités et aux besoins du territoire », l’une des clés primordiale de réussite et de la pérennité d’un projet de développement durable. Un message qu’ Elia Conte a su faire passer avec brio.


Clémence Tisserand, Promo 2009

 
Updated 10/24/2008
Updated 11/29/2008
Updated 12/2/2008
Updated 10/24/2008